lundi 27 décembre 2010

Le Palais Bahia à Marrakech


Le palais de la Bahia (« la Belle ») fut érigé à partir de 1880, au terme de sept années, par le grand vizir du sultan, pour l’une de ses vingt quatre concubines. Il dépassait en richesse tous les monuments du royaume.
En 1900, le jeune roi Moulay Abdel Aziz en fut si contrarié qu’il en ordonna le pillage.
Inspiré par l’art andalou, l’architecte construisit ce palais sur plusieurs étages, avec cent cinquante pièces (seules celles du rez-de-chaussée sont ouvertes au public).
En 1912, sous le Protectorat, l’une des salles de réception, aux splendides boiseries en bois de cèdre, fut transformée en salle du conseil par Lyautey.
Le magnifique plafond de la salle d’honneur, sculpté en bois de cèdre de l’Atlas, fut peint et enluminé par les plus grands artisans de Fès. La cour d’honneur de 80 m2 , pavée de marbre de Carrare, et autrefois réservées aux femmes du vizir, donne accès au jardin mauresque planté d’orangers, de cyprès, de daturas et de jasmin.
Le palais de la Bahia est désormais le lieu de prédilection où se déroulent festivals, récitals et diverses manifestations culturelles.

PALAIS BAHIA, Médina de Marrakech

jeudi 9 décembre 2010

La Ménara de Marrakech


Élégant pavillon aux tuiles vertes se reflétant dans l’eau d’un immense bassin, avec en arrière-plan, les montagnes de l’Atlas, la Ménara est l’une des images symboles de Marrakech.

Le grand bassin central fut creusé au XIIème siècle par les Almohades. Il était destiné à stocker l’eau de pluie ainsi que celle en provenance des montagnes proches (drainée grâce au système des « khettaras »), mais servait aussi de « piscine » pour apprendre à nager aux soldats.

Ce palais saadien, construit vers 1866 sous le règne du sultan Sidi Mohamed ben Abdallah, de forme carrée avec une toiture triangulaire était l’ancienne résidence romantique des sultans au cours du 19ème siècle. La légende dit que le sultan jetait ses prétendantes dans le bassin après les avoir séduites.

Ses jardins, la plus grande oliveraie de la ville, ceinte d’un mur de pisé, s’étendent sur une centaine d’hectares.

Le lieu est particulièrement beau au coucher du soleil.